La garde à vue est une mesure de contrainte décidée par un officier de police judiciaire à l'encontre d'une personne soupçonnée d'avoir commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d'une peine d'emprisonnement.
Un placement en garde à vue est nécessairement éprouvant. Dans certaines situations, il est toutefois possible de s’y préparer en amont. En tout état de cause, connaître vos droits et certaines règles procédurales importantes vous permettra de faire face à cette mesure plus sereinement.
La durée initiale de la garde à vue est de 24 heures maximum.
Elle peut toutefois être prolongée pour être portée à 48 heures sur autorisation du Procureur de la République, si l’infraction est punie d’une peine d’emprisonnement supérieure ou égale à un an et si la prolongation de la mesure est l'unique moyen de poursuivre l’enquête.
A titre exceptionnel, la garde à vue peut faire l’objet d’une prolongation jusqu’à 96 heures (criminalité organisée, trafic de stupéfiants) ou 144 heures (terrorisme). Ces prolongations sont autorisées par le juge des libertés et de la détention ou le juge d'instruction en charge de l’affaire.
La personne placée en garde à vue est immédiatement informée par l’officier de police judiciaire de la qualification, de la date et du lieu présumés de l'infraction qu'elle est soupçonnée d'avoir commise ou tenté de commettre, ainsi que des droits dont elle bénéficie :
A savoir : la personne placée en garde à vue et son avocat bénéficient d’un entretien confidentiel de trente minutes. Ce temps d’échange est particulièrement important afin de comprendre les étapes de la procédure et préparer les auditions.
A noter : garder le silence est un droit fondamental qui doit toutefois être étudié en amont avec son avocat au cours de l’entretien confidentiel.
Le Procureur de la République décide de la levée de la garde à vue et de son issue :
Important : toute personne placée en garde à vue fait l’objet de relevés signalétiques et notamment d’une prise d'empreintes digitales, palmaires et de photographies conservées au TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires). En cas de classement sans suite, l’effacement de ces données peut être sollicité auprès du Procureur de la République.
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